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Le Japon comptait 2 217 000 étrangers à la fin 2008, soit 1,74% de la population totale, avec une augmentation de 50% en dix ans. Les Chinois représentent le groupe le plus important (30%), avec 655 000 personnes, suivi des Coréens (589 000), Brésiliens (313000),Philippins (211 000) et Péruviens (60 000).
Les Japonais sont vraisemblablement issus de vagues d’immigration successives venues de Chine, de Corée et des îles duPacifique.
Le faible taux d’immigrants associé à un taux de natalité bas fait que le Japon est actuellement en « crise démographique » : le recul de l’âge de la retraite est à l’ordre du jour, et des personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de plus en plus apparent de main-d’œuvre jeune. Entre 1980 et 2005, la part des plus de soixante-cinq ans dans la population japonaise a doublé, pour dépasser les 20 % en 2006, chiffre qui serait porté à 40 % en 2050.
Pour la première fois en 2005 la population a reculé (perdant environ trente mille habitants, cela avec un taux de fécondité de1,25 enfant par femme ; Tōkyō passant sous la barre de 1 enfant par femme avec un taux de 0,98) dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont rares. En 2008, l'indicateur conjoncturel de fécondité du pays (1,37 enfants par femme) a remonté pour la 3ème année consécutive après sa valeur la plus basse (1,26 en 2005, 1,32 en 2006 et 1,34 en 2007), et il y a eu en 2008 2000 naissances de plus qu'en 2007 (en partie car année bissextile), néanmoins la mortalité a atteint son second record en 2008 avec environ 1,14 million de morts dans l'année, ce qui se traduit en terme de bilan par 51.000 japonais de moins en 2008 qu'en 2007.
Sans modification démographique à court-terme (et les prospectivistes n'en attendent pas), le Japon comptera environ quatre-vingt-dix millions d’habitants en 2050. À ce rythme, ils seront moins de soixante millions en 2100. Quatre-vingts pour cent des Japonais se disent très préoccupés par les conséquences du vieillissement de la population pour leurs retraites, les dépenses de santé et lafiscalité.
De plus, la répartition de la population est hétérogène, essentiellement concentrée sur la bande littorale sud du pays alors que l’intérieur du pays et l’île de Hokkaidō sont très peu peuplés. Aujourd’hui, les zones urbaines représentent 80 % de la population. Lamégalopole japonaise, généralement désignée sous le nom de Taiheiyō Belt (« ceinture Pacifique »), qui s’étire sur mille deux cents kilomètres de Tōkyō au nord de Fukuoka concentre plus de cent millions d’habitants.

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